Gérard Botz a publié en 2013 L'histoire du francique en Lorraine - Lothringer Platt[52]. La Lorraine allemande est le nom traditionnel donné jusqu'au XIXe siècle à la partie germanophone de la Lorraine. Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Un témoin racontant ses souvenirs d’enfant indique à propos des soldats allemands : « Moi je ne les percevais pas comme nos ennemis puisqu’ils parlaient notre langue » ; un autre témoin raconte : « J’étais reçu major de promotion en allemand. Pour les articles homonymes, voir Lorraine (homonymie). Territoires et lieux d'histoire : l'Asace-Lorraine. L'histoire postale et géographique de la Lorraine est particulièrement riche car elle témoigne de tous les bouleversements historiques qui ont affecté cette province. Après un siècle, l’Alsace retrouve ses ascendances germaniques. Dans une présentation de l'ouvrage «Pour Dieu et pour le Roi. C'est une langue apparentée à celle des francs et située sur le territoire lorrain. Le 25 septembre 1940, Hitler déclara que les autorités militaires devront traiter l’Alsace et la Lorraine non pas comme des territoires occupés mais comme une portion de la patrie elle-même.Disparaissait donc la singularité héritée et commençait une mise au pas. La Lorraine et le Barrois. La nouvelle frontière franco-allemande s’impose. » ~ Bismarck 8 octobre 1870 . Dom Calmet témoigne expressément pour le dix-huitième siècle comme pour le treizième, qu'une partie de la Lorraine parle l'allemand et l'autre le français, et que sur les frontières la plupart des peuples parlent ces deux langues[16]. Paul Lévy, Histoire linguistique d'Alsace et de Lorraine. Tranche historique pour certains honteuse, l'annexion est un fait que l'on ne peut nier et qui constitue la région dans son histoire. Nancy, la capitale historique du duché de Lorraine, et Metz, l'ancien chef-lieu de la région Lorraine, se situent toutes deux dans la partie francophone, même si Metz a comporté, au cours de son histoire, une importante communauté germanophone, du fait de l’installation de Lorrains de la Lorraine germanophone, où la natalité était plus forte, puis de l’immigration allemande, durant l’annexion de 1871-1918[13]. En 1872, les habitants ayant opté pour la France vont s’installer en Lorraine française, notamment à Nancy, à Paris ou en Algérie. Il est cependant certain que les francs se sont établis sur ce territoire, La revendication d’une filiation directe de la langue régionale de Lorraine allemande avec la langue de Charlemagne et de Clovis relève partiellement du mythe[44] car ces deux figures historiques n'ont pas implanté systématiquement leur langue dans les territoires qu'ils ont conquis. L'expression «Lorraine allemande» est également utilisée par les historiens Gérard Bodé, Pascal Flaus, Pierre Horn et Denis Schneider [28]. Il fut encore longtemps d’usage dans les dialectes mosellans de désigner les Allemands en général, et les voisins sarrois en particulier, comme « d’Prèisse » (les Prussiens, la Sarre étant devenue territoire prussien après 1815), et non pas comme «d’Dèitsche/Ditsche» puisque dans la conception qui prévalait jusqu’à l’annexion de 1871. Je voulais leur montrer que j’étais aussi capable qu’eux. En Lorraine, par le traité de Paris (1814), la Moselle perd au profit de la Prusse plusieurs communes et hameaux, dont le Canton de Tholey ainsi que sept communes du Canton de Sierck-les-Bains . ), Geteilte Regionen - geteilte Geschichtskulturen ? (Histoire) Ce document contient 414 mots soit 1 pages.Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système d’échange gratuit de ressources numériques ou achetez-le pour la modique somme d’un euro symbolique. Cette dernière appellation est destinée à marquer la différence avec l'allemand standard. Ce n'est qu’au XXe siècle que l’appellation de « Lorraine francique » est revendiquée par Daniel Laumesfeld dans une thèse de doctorat soutenue à la fin des années 1970. À la même époque, selon Robert de Hesseln, les lieux les plus remarquables de la Lorraine allemande sont : Sarreguemines, Bitche, Sarralbe, Dieuze, Lixheim, Fénétrange, Boulay, Schambourg, Bouquenom et Bouzonville[3]. D'après Henri de Sybel, la partie Nord-Est de la Lorraine s'appelait l'Allemagne dans la bouche du peuple, les habitants en était allemands, presque sans mélange ; jusqu'en 1748, les délibérations officielles s'y faisaient en allemand, l'instruction s'y donnait en allemand, la justice s'y rendait aussi en allemand dans toutes les instances[16]. Auteurs de l'article « Lorraine allemande » : Apparition de l'appellation « Lorraine francique », Discussion sur la dénomination des dialectes lorrains, « L'idiôme de cette partie de la Lorraine est l'Allemand ; mais tel qu'il ne seroit peut-être pas entendu dans une des villes d'Allemagne », « Vous voilà gouverneur de la Lorraine allemande : vous aurez beau faire, vous ne serez jamais Allemand [...] La Lorraine allemande vous fait-elle oublier l'Académie française, dont vous seriez l'ornement ? Il fut encore longtemps d’usage dans les dialectes mosellans de désigner les Allemands en général, et les voisins sarrois en particulier, comme « d’Prèisse » (les Prussiens, la Sarre étant devenue territoire prussien après 1815), et non pas comme «d’Dèitsche/Ditsche» puisque dans la conception qui prévalait jusqu’à l’annexion de 1871. Ce qualificatif n'est pas utilisé spontanément par l'ensemble des Lorrains germanophones. Cette appellation était utilisée tant par les Lorrains germanophones que par l’administration ducale, royale, révolutionnaire puis impériale[n 1]. C'est le duc Mathieu II de Lorraine (1193-1251) qui est le premier à ordonner que les actes publics soient écrits en français dans le pays roman et en allemand dans la Lorraine allemande[15]. Les Celtes, ici comme ailleurs, sont les pionniers.Déjà (en 80 av. Il permet de distinguer la langue régionale parlée de l'allemand standard, même si de par le continuum linguistique, il existe un lien fort entre les deux. Avant leur rattachement progressif à la France du XVIIe siècle au XVIIIe siècle, les divers territoires de la Lorraine allemande relevaient du Saint-Empire romain germanique mais le morcellement féodal avait conduit à la coexistence de fiefs relevant selon les cas du duché de Lorraine (formant le bailliage d'Allemagne), de la principauté épiscopale de Metz, ou encore de diverses petites principautés ecclésiastiques ou laïques qui bénéficièrent jusqu’à la Révolution française de l’immédiateté impériale. D'autres termes ont cependant fait leur apparition en raison des événements ultérieurs. Un témoin racontant ses souvenirs d’enfant indique à propos des soldats allemands : « Moi je ne les percevais pas comme nos ennemis puisqu’ils parlaient notre langue » ; un autre témoin raconte : « J’étais reçu major de promotion en allemand. », « die Elsasser, und ähnlich die Deutsch-Lothringer, würden eine Wiedervereinigung mit Deutschland als eine Befreiung von fremdem Joche. Les historiens sont partagés sur l’origine du peuplement de la Lorraine allemande et donc sur l’origine des dialectes qui y sont parlés. Cette demande témoigne que dans l'esprit des mosellans de l'époque la notion de langue allemande ou d' allemand ne coïncide pas encore avec le sens que ces mots ont commencé à prendre après la fin du premier Empire dans plusieurs États de ce qui constituait un embryon de la future Allemagne : la confédération germanique. »[22]. C’était notre langue ! Le combat pastoral et «politique» de Jean-Jacques Weber 1767-1833), archiprêtre de Volmunster et de Rohrbach» [29] coécrit avec Henri Hiegel, faite à l'occasion des « Journées d'Études Mosellanes », Gérard Henner indique «Est-ce que les actuels habitants de Volmunster sauront lire en notre livre le destin tumultueux de leurs ancêtres, frappés de plein fouet par les événements nationaux et si proches des frontières...? La dernière modification de cette page a été faite le 13 novembre 2020 à 15:18. La désignation de « Lorraine francique », et son corollaire la « langue francique lorraine » pour désigner la langue régionale de Lorraine germanophone, ne fait pas l'unanimité linguistiquement parce que la Lorraine germanophone comporte une petite zone où l’on parle un dialecte qui présente certains caractères du Bas-alémanique du groupe de l’allemand supérieur. », Etwas Gegengift wider den Zeitgeist für den gemeinen Mann in Deutsch-Lothringen, Par la directive du 14 août 1920 du sous‑secrétaire d’État à la présidence du Conseil, adressée au commissaire général de la République à Strasbourg, l'appellation d'« Alsace‑Lorraine » a été interdite, afin d'éviter les confusions (, Vaudrevange et Sarrelouis se trouvent aujourd’hui dans le Land allemand de la, Une copie manuscrite de cet acte se trouve aux, L. Benoît, « Notes sur la Lorraine allemande : Le Westrich », in, « Le Comté de Sarwerden est un petit Etat situé sur la Sâre, dans la Lorraine Allemande. Ce continuum relève du moyen-allemand et plus précisément du Westmitteldeustch (moyen allemand de l’ouest). La langue a ensuite subi de nombreuses évolutions, à la suite de l'immigration, principalement après la guerre de Trente Ans, de populations venues du Tyrol, de Suisse alémanique et de Bavière (zones où l’on parle des dialectes de l’allemand supérieur).La langue parlée a également interféré avec l’allemand littéraire, langue écrite, de culture et du culte depuis la fin du XVe siècle[45],[46]. Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Le Duché de Lorraine fut découpé au XIIIe siècle en trois bailliages (districts administratifs et judiciaires) : le bailliage de Nancy, le bailliage des Vosges et le bailliage d'Allemagne, dont la capitale fut d’abord Vaudrevange (Wallerfangen) avant d’être transférée à Sarrelouis (Saarlouis) en 1680 puis à Sarreguemines (Saargemünd) en 1698[21],[n 4]. Tribu de guerre sans doute plus douloureux que l’indemnité de 5 milliards de franc-or, la population de ce territoire, représentant plus d’un million et demi d’habitants, non consultée, se voit contrainte de changer de nationalité. Descriptif. »[22]. L’appellation « Lorraine allemande » fait son apparition dans les ouvrages francophones au minimum dès 1692[17]. D'autres termes ont cependant fait leur apparition en raison des événements ultérieurs. La langue allemande en France. - Gießener Beiträge zur Fremdsprachendidaktik (Tübingen), 1990 et Documents pour l'histoire du français langue étrangère ou seconde (Paris). En 1848, l'Assemblée nationale constituante rédige en allemand standard un document destiné aux électeurs de la Lorraine allemande[24]. L' volution d mographique de la Lorraine refl te en grande partie son histoire et celle de la France. », Etwas Gegengift wider den Zeitgeist für den gemeinen Mann in Deutsch-Lothringen, Par la directive du 14 août 1920 du sous‑secrétaire d’État à la présidence du Conseil, adressée au commissaire général de la République à Strasbourg, l'appellation d'« Alsace‑Lorraine » a été interdite, afin d'éviter les confusions (, Vaudrevange et Sarrelouis se trouvent aujourd’hui dans le Land allemand de la, Une copie manuscrite de cet acte se trouve aux, L. Benoît, « Notes sur la Lorraine allemande : Le Westrich », in, « Le Comté de Sarwerden est un petit Etat situé sur la Sâre, dans la Lorraine Allemande. La limite actuelle entre les départements de Meurthe-et-Moselle et de la Moselle correspond précisément à la frontière franco-allemande entre 1871 et 1919 . Revue historique de la Lorraine 1947. Le terme « allemand » ayant pris de l'ambiguïté à la suite de l'unification allemande et de la possession d'une partie de la Lorraine par l'Empire allemand entre 1871 et 1918, l'emploi du nom « Lorraine allemande » disparait progressivement au XXe siècle, époque à laquelle les noms « Lorraine germanophone », « Lorraine francique » et « Lorraine thioise » font leur apparition. Avant leur rattachement progressif à la France du XVIIe siècle au XVIIIe siècle, les divers territoires de la Lorraine allemande relevaient du Saint-Empire romain germanique mais le morcellement féodal avait conduit à la coexistence de fiefs relevant selon les cas du duché de Lorraine (formant le bailliage d'Allemagne), de la principauté épiscopale de Metz, ou encore de diverses petites principautés ecclésiastiques ou laïques qui bénéficièrent jusqu’à la Révolution française de l’immédiateté impériale. », « Die Deutsch-Lothringer sind gute Franzosen. Les chiffres de 1872 1911 incluent le d partement de la Moselle qui tait allemand pendant cette p riode. Ce terme est fréquemment utilisé dans la presse et dans nombre d'ouvrages. La Lorraine allemande est le nom traditionnel donné jusqu'au XIXe siècle à la partie germanophone de la Lorraine. En 1760, Voltaire fait la remarque suivante au comte de Tressan : « Vous voilà gouverneur de la Lorraine allemande : vous aurez beau faire, vous ne serez jamais Allemand [...] La Lorraine allemande vous fait-elle oublier l'Académie française, dont vous seriez l'ornement ? Identité complexe et complexes identitaires, paru en 2010, Albert Weyland mentionne « la langue allemande dans sa version francique »[51]. Après le second conflit mondial et les tentatives d'assimilation forcée par le régime nazi, le terme Lorraine allemande avait pris une nouvelle signification et de ce fait sa disparition était inéluctable. En 1869, deux ans avant la première annexion par l'Allemagne, une pétition intitulée « Pétition en faveur de l'enseignement simultané du français et de l'allemand dans les écoles primaires de la Lorraine allemande (Moselle) - Les habitants de la Lorraine allemande (Moselle) à Sa Majesté l'Empereur » fut adressée à Napoléon III après la décision du conseil départemental de l’éducation de la Moselle de supprimer l’enseignement de l’allemand. Ce n'est en effet qu'après 1918 que la notion de Lorraine allemande deviendra beaucoup plus ambigüe, certains continuant à se situer dans le cadre de la conception traditionnelle, d'autres faisant référence à l'actuel département de la Moselle dont seulement une partie était traditionnellement de langue allemande, le reste ayant été germanisé. », « nos Lorrains français disent Fouligny et Hattigny, quand les Lorrains allemands disent Fulling et Hatting. Ce terme ne recouvrait pas uniquement la langue allemande normée (l’allemand standard, langue officielle dans plusieurs États européens) mais l’ensemble composé par la langue normée, les différentes formes d’allemand régional (regionale Umgangssprache) et l’ensemble des dialectes et sociolectes de l’espace germanophone. De même, la rivière Nied est composée de la Nied allemande (deutsche Nied) et de la Nied française (französische Nied), qui suivent presque exactement la limite linguistique et non pas la frontière politique[14]. Auparavant en 1798, le représentant 204 Histoire de la frontière franco-allemande en Sarre du XVIIIe siècle à nos jours Document 6. Hiegel, Henri, « La rivalité en Lorraine allemande au Moyen Âge entre les ducs de Lorraine et les comtes de Sarrebruck », Les Cahiers lorrains, 1937. », Fehlen, Fernand, « Le « francique » : dialecte, langue régionale, langue nationale ? Ce continuum relève du moyen-allemand et plus précisément du Westmitteldeustch (moyen allemand de l’ouest). L'excroissance géographique qui va de Vaudrevange jusqu'à Tholey est cédée à la Prusse via le traité de Paris de 1814 (canton de Tholey) et via celui de 1815 (canton de Relling, canton de Sarrelouis)[8]. Dès lors le mot « allemande » perd son sens purement linguistique car, indépendamment des critères linguistiques et culturels antérieurs, une partie de cette entité (Metz, Delme et Vic entre autres) n'est pas traditionnellement germanophone. Contributions à l'histoire de l'enseignement du français. Dès lors le mot « allemande » perd son sens purement linguistique car, indépendamment des critères linguistiques et culturels antérieurs, une partie de cette entité (Metz, Delme et Vic entre autres) n'est pas traditionnellement germanophone. 2000 Ans d'Histoire de Patrice Gélinet sur France Inter, avec François Roth (historien). Cette entité culturelle et linguistique, qui représente une partie du Westrich[1], n’a jamais connu d'unité politique ou administrative. Il permet de distinguer la langue régionale parlée de l'allemand standard, même si de par le continuum linguistique, il existe un lien fort entre les deux. En 1771, la Lorraine allemande est traversée par la Sarre qui y reçoit la Blies et la Nied ; elle est délimitée à l'est par la basse-Alsace et le duché de Deux-Ponts, au nord par le Palatinat et l'électorat de Trèves, à l'ouest et au sud par le pays messin[3]. Dans le cadre du IIe Reich allemand, l’Alsace-Lorraine - Reichland (terre d’Empire) - acquiert une certaine autonomie. Ce qualificatif n'est pas utilisé spontanément par l'ensemble des Lorrains germanophones. Le traité de Ribémont de 1179 démembre le duché de Lorraine et assure à Ferry Ier la possession des territoires lorrains de langue allemande avec Bitche pour capitale[2]. L’historien Alfred Wahlestime que 120 000 personnes, esse… Droit d'auteur : les textes des articles sont disponibles sous. », « nos Lorrains français disent Fouligny et Hattigny, quand les Lorrains allemands disent Fulling et Hatting.

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